BOU-SAADA

Bou-Saada mérite son nom plein de promesses; si le paradis est dans le ciel, certes il est au-dessus de ce pays, s'il est sur terre, il est au dessous de lui.


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Chronique du temps qui passe

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1 Chronique du temps qui passe le 08/11/09, 07:17 pm

kachina


mordu
mordu


T’as déjà vu un intello avec un 4X4 ?


Miséricorde ! Plus on avance dans le temps, moins on trouve de réponses convaincantes à quelques interrogations bassement existentialistes. Mais non moins pertinentes. Bien que ce ne soit, au fond, qu’une simple question de bon sens. Je veux parler, en termes plus ou moins concis, de cette société qui marche sur la tête. Et non avec…Premier paradoxe et non des moindres à mon humble avis : les porteurs de savoir (et il y en a) sont les moins bien servis et phénomène encore plus pernicieux les moins écoutés. D’ailleurs quand tu parles trop bien, alors que tu ne fais qu’énoncer des évidences sinon des choses pleines de bon sens, il s’en trouvera toujours quelqu’un parmi tes pairs qui plus est, pour te rabattre le caquet et te reprocher sur un ton tantôt badin, tantôt sentencieux de parler comme un livre…Comme si parler comme un livre et notamment un ouvrage bien torché, relevait de quelque hérésie. Autre fait pas aussi rarissime que cela au niveau de l’élite ou, en tout cas, supposée telle : il y a des intellos qui se détestent à mort sur la simple base de divergences doctrinaires et/ ou d’appréciation des faits. Pourtant et entre gens du savoir, il y a toujours moyen de moyenner, pour appeler les choses par leur nom. Mais peut-être avons-nous hérité toute cette animosité primaire de tous les éléments constitutifs de notre personnalité, c'est-à-dire les différents apports intra et extra muros. Je ne sais pas si je me fais comprendre mais je sais que dès qu’on essaie d’élever le niveau de la pensée, on prend le risque soit de passer à côté de l’essentiel, soit d’égratigner au passage ceux qui veulent apporter et/ou porter la contradiction. Cette même contradiction si proche de l’esprit critique réputé faire avancer les idées. Mais qui n’est pas encore intériorisé et érigé en véritable modus vivendi. En revanche, les beggarine ne s’embarrassent pas de ce genre « d’artifices ». Et pour cause ! Ils sont unis et soudés dans la défense de leur communauté d’intérêts, comme les doigts d’une seule main. Ils ont même, par endroits, réussi à convaincre certains détenteurs de savoir, à venir grossir leurs rangs. Ceux-là que grand bien leur fasse, si tant est qu’ils puissent se sentir bien dans leur nouvel habit. A défaut d’un justaucorps…Toujours est-il que la « configuration » actuelle des principaux mécanismes (avoués ou pernicieux) de fonctionnement, pour ne pas dire de respiration de la société, leur vont comme un gant. Une seule preuve ? Avez-vous déjà entendu un beggar se plaindre de quoi que ce soit ? A contrario l’intello, lui, qui grille ses neurones à longueur de vie souffre le martyr et bouffe de la vache enragée alors qu’il est mille fois (au moins) plus utile à son macro et micro environnement. Et tandis que le beggar profite à mort du système dont il imprègne toute l’architecture et la respiration, l’intellectuel, souvent contre vents et marées, continue à faire de la résistance malgré le prix payé et à payer, en attendant, à terme l’inéluctable décantation. Car l’intelligence finira bien, n’en déplaise aux tenants forcenés mais dérisoires du beggarisme, par triompher : c’est une simple question de bon sens…




El Khabar

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2 Re: Chronique du temps qui passe le 08/11/09, 10:34 pm

Madjnoun


Langue pendue
Merci Kachina pour cet article très actuel pour notre société en total dislocation et ses moindres valeurs ancestrales qui ont forgé sa grandeur ont malheureusement disparues.

Je vous cite pêle-mêle :

"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dîtes mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire"

"Akhou al'ilmi yachqa fi en'naîmi bi îlmihi
Oua akhou al'jahalati fil ech'aqawati yan'âmou"

Et en apothéose … des paroles divines :
"Koul hal yastaoui al'ladhina yaâlamoun oua al'ladhina la yaâlamoun"

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