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Diabète : l'espoir des greffes de cellules

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kachina


mordu
mordu


La plate-forme de biothérapies du CHU de Lille. Ici, on prélève des cellules
du pancréas de personnes décédées pour les greffer à des diabétiques.
Crédits photo : Le Figaro




Pour la première fois,des chercheurs français ont réussi des transplantations durables de cellules du pancréas productrices d'insuline.

C'est un succès prometteur. Une équipe de chercheurs de l'Inserm, de l'université et du CHU de Lille vient de publier un article exposant la réussite de greffes de cellules du pancréas visant à combattre le diabète de type 1 chez 14 patients, et ce, sur plusieurs années (Diabetes Care, août 2009). La majorité de ces malades vit désormais sans avoir besoin de s'injecter de l'insuline mais, en contrepartie, ils doivent suivre un traitement antirejet assez lourd. Qui leur permet tout de même de retrouver une vie aussi normale que possible. Certains de ces patients ont ainsi pu reprendre leur activité professionnelle.

Le diabète de type 1 est provoqué par l'absence de production d'insuline par certaines cellules spécialisées du pancréas. Cette hormone permet au corps de réguler l'utilisation et le stockage du sucre en fonction des besoins de l'organisme. Si l'insuline n'est plus produite, ou en trop faible quantité, la quantité de sucre dans le sang (la glycémie) devient trop importante et entraîne toutes sortes de dysfonctionnements dans de nom­­breux organes comme le cœur, l'œil ou les reins.

L'insuline est produite par les cellules bêta du pancréas, aussi appelées îlots de Langerhans. La destruction de ces cellules conduit à la réduction de production d'in­suline. Dans de nombreux cas, des injections quotidiennes d'in­suline parviennent à réguler la glycémie. Mais parfois, le diabète devient instable et les injections ne parviennent plus à le contrôler. Pour ces cas sévères, les chercheurs ont donc pensé à une transplantation de cellules productrices d'insuline. Et ont apparemment trouvé la technique pour que ces greffons cellulaires, prélevés dans le pancréas d'une personne décédée ayant accepté de faire don de ses organes, survivent assez longtemps. Sans que l'on puisse, cependant, être certain que la greffe sera permanente.

Après une sélection des donneurs, un prélèvement rigoureux, un tri soigneux, des conditions de conservation très étudiées, les cellules de Langerhans sont injectées au patient sous anesthésie géné­rale par la veine porte, en direction du foie. Deux ou trois injections ont lieu, étalées sur deux ou trois mois. Les patients ayant subi le traitement n'ont plus eu besoin d'injection d'insuline 12 jours en moyenne après la dernière transplantation cellulaire.

Après trois à six ans de suivi, 11 des 14 patients, traités depuis 2003(sept hommes et sept femmes dont l'âge s'étage de 36 à 51 ans et diabétiques depuis plus de vingt-cinq ans), ont gardé des îlots de Langerhans fonctionnels produisant de l'insuline et un équilibre glycémique satisfaisant. Huit d'entre eux (57 %) n'ont plus be­soin d'aucune injection d'insuline. Les trois patients qui ont secondairement perdu leur greffon sont revenus à leur situation antérieure, après arrêt du traitement antirejet.


Surveillance constante

C'est d'ailleurs là un inconvénient important de la technique. Car le traitement antirejet requis est puissant et nécessite une surveillance constante pour détecter et traiter les éventuelles complications infectieuses et tumorales liées à la diminution des défenses immunitaires.

«Nos travaux montrent que la thérapie cellulaire du diabète est efficace et que la fonction initiale des cellules greffées est l'un des éléments clés de son succès durable. Mais pour l'instant, cette nouvelle approche thérapeutique reste ce­pendant réservée aux formes de diabète les plus instables pour lesquelles le pronostic vital est engagé», précisent François Pattou et Marie-Christine Vantyghem, les deux auteurs principaux de ces travaux.

L'autre obstacle à cette technique est le manque de pancréas venant de donneurs d'organes. L'espoir repose sur de nouvelles techniques qui pourraient permettre la production en laboratoire de grandes quantités de cellules bêta humaines, en particulier à partir de cellules souches embryonnaires.



Le Figaro

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