BOU-SAADA

Bou-Saada mérite son nom plein de promesses; si le paradis est dans le ciel, certes il est au-dessus de ce pays, s'il est sur terre, il est au dessous de lui.


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le ksar

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1 le ksar le 13/08/09, 11:46 pm

silami


Langue pendue
EXTRAIT DU JOURNAL LE QUOTIDIEN NATIONAL DU SOIR DU 13/08/2009




Patrimoine n La vieille ville de Boussaâda, ouvre ses bras chaque été à des familles de la région qui préfèrent la fraîcheur naturelle des constructions traditionnelles au confort moderne des habitations bétonnées.

La température intérieure de ces demeures anciennes dépasse rarement les 15°C. Seuls toutefois quelques propriétaires des maisons du ksar peuvent tirer avantage de cette caractéristique thermique, la plupart des habitations étant tombées en ruine notamment durant la dernière décennie. Selon les vieux Boussaâdis, le secret de cette grande capacité d’isolation thermique réside dans l'architecture même des maisons : toits hauts, murs épais avec jusqu'à un mètre de largeur et matériau spécifique à savoir : la brique d’argile. Ces caractéristiques architecturales assurent à ces habitations une haute isolation thermique contre la canicule légendaire de l’été boussaâdi mais également contre le froid glacial de l’hiver, confirment des architectes de la direction de la construction et de l’urbanisme de la wilaya. L'existence de petites fenêtres carrées de 50 cm de côté à peine, fermées, en été, et ouvertes le reste de l'année pour les besoins de l'aération, contribue à optimiser cette capacité d’isolation thermique. Autre technique architecturale pour absorber l'air chaud : le plancher du toit est réalisé avec du bois de genévrier, de palmier et d’autres arbres ayant les mêmes effets et est recouvert d’une couche de terre étalée sur toute sa surface. Le plan d’organisation compact du ksar avec ses ruelles très étroites souvent recouvertes et bien ombragées contribue aussi à maintenir une température ambiante assez douce à l’intérieur. Situé dans la partie nord de la ville, ksar Boussaâda est un village dont la morphologie obéit d'ailleurs à l’architecture typique des ksour du Sud algérien, avec le souci permanent de prémunir la cité et ses habitants des effets d'un climat particulièrement rude, été comme hiver. Ses ruelles, organisées autour de la vaste place du marché sont d’une forte inclinaison. Le minaret de la mosquée Sidi Brahim, construite il y a deux siècles domine et «protège», pour ainsi dire, l’agglomération de tous les risques, climatiques et autres. Le marché du vieux Boussaâda attirait jadis les habitants des régions environnantes mais aussi les nomades et servait de relais au commerce caravanier. Un atelier a été ouvert depuis deux décennies sur le site du ksar pour restaurer ce noyau originel de Boussaâda. Si l'état de délabrement avancé, qui fait, hélas, la marque de la plupart des habitations, est invoqué par certains pour raser ce village ancien et construire à sa place une nouvelle cité, d’autres encore s’attachent à conserver ce patrimoine architectural séculaire par la mobilisation des ressources suffisantes pour sa réhabilitation, de concert avec ses habitants. D'autant plus que sa conception défie les rayons brûlants du soleil aoûtien et le froid polaire de l'hiver saharien.

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