BOU-SAADA

Bou-Saada mérite son nom plein de promesses; si le paradis est dans le ciel, certes il est au-dessus de ce pays, s'il est sur terre, il est au dessous de lui.


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BOU-SAADA » Le Café du Village » Sites antiques, placettes et lieux caractéristiques...

Sites antiques, placettes et lieux caractéristiques...

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Benaziez


Rang: Administrateur
Sites antiques, placettes et lieux caractéristiques… de Bou-Saâda

Qui de nous a encore en mémoire les noms de ces endroits antiques ? Faisons un effort et restituons les pour notre mémoire collective.
Rahbet el bayadh : cette placette lieu de rencontre et de commerce nous ouvre, à travers zgag lehjar, la voie au quartier loumamine.
Rahbet loumamine : placette au sein du quartier du même nom, permettait aux habitants du voisinage, les rassemblements et les rencontres mondaines.
Harat echourfa : une autre placette. La particularité de ces endroits est de ressembler à des cours, où les ruelles et les venelles aboutissent et drainent discrètement les habitants en leur centre.
Je peux citer encore, Himam tar, Sabat , ksar, Lemseyrah, Araga…
A vos neurones![/center]

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Nassira


Langue pendue
Sallam alikoum, baraka allahoufik pour toutes les informations que tu partage avec nous je t'en remercie infiniment et reçois tout mon respect .
J' en connais quelques uns de ces quartiers:
*elmseirah : pour avoir habité dedans pendant une année ca remonte à bien longtemps à mon enfance!!! j'en garde bien de souvenirsles belles maisons avec leur jardins dont celle de Ami BENRAAD allah yarhmou, c'etait un plaisir de voir le jardin avec toutes ses richesses bien entretenues à l'époque par Elid Guehiouche allah yarhmou (c'etait l'oncle à mon pére).
*Araga, on y passait avec notre maman tous les vendredis pour allar au cimetiere .
les autres quartiers je ne les ai connu que bien apres , mais celui qui me plait le plus et qui represente Bousaada et mon enfance c'est bien le plateau . A commencer par l'ecole des jeunes fillesou IBN khaldoune l'ecole qu'a frequenté ma grand-mere, ma mere et moi meme c dans ce quartier que j'ai passé mon enfance , ce que j'aime le plus c'est la rue qui conduit jusqu'à l'oued j'adorai m'y promener tt en admirant les belles maisons avec leur belles entrées bien fleiries .

quelle belle époque celle ou toutes les familles seconnaissaient se respedtaient et etaient tres solidaires .

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Benaziez


Rang: Administrateur
Essalam et bonjour à toutes et à tous,
Très honoré et heureux d’avoir éveillé en toi tant de souvenirs et un passé que nous chérissons. Baraka Allahoufiki toi aussi, de même reçois tout mon respect. Fouiller dans notre mémoire ou notre imaginaire, à la recherche de ces trésors oubliés ou méconnus, nous procure certes d’agréables sensations. Que représentent donc pour nous ces souvenirs ? Si ce n’est une attache émotionnelle à un lieu cher à nos yeux.
Lemseirah, combien de fois je suis passé par là ? Cet endroit calme me plait beaucoup. Ses belles maisons au style modeste, simple et sans gigantisme ni surcharge de décoration, comme les constructions actuelles. Au bord de l’oued à la végétation luxuriante et partie prenante d’une oasis de rêve. Surplombant la place des chameaux, l’hôtel kerdada (ex transat) d’une architecture typiquement merveilleuse et appropriée à la région, cadre convenablement avec le paysage. L’hôtel chougui, plus bas complète le tableau. Et cette chaussée en pente jusqu’aux marches donnant accès à l’oued qui traverse allégrement les jardins potagers au pied de l’imposante montagne kerdada. Les riverains d’honorables familles tel que Saadi, Brahimi, Benraad, Asloun et je crois aussi Zemmiri tout près de l’oued.
Au plateau, est-ce que tu habitais la maison de si Ali ben Said ton grand père, pas loin des Tamri en face de l’école. La route de l’oued, je ne pourrai pas l’oublier. Avant il n’y avait pas autant de constructions. J’ai connu cet endroit quand j’étais élève à l’école de garçons du plateau ; c’était désert. En ce temps, une fois par semaine, notre maître d’école Mr Marty nous emmenait en promenade dans l’oued et on empruntait souvent cette route. Elle serpente du haut du plateau pour aboutir en profondeur sur le lit de l’oued au paysage magique et toujours dominé par l’imposante montagne kerdada. C’est bien intéressant de décrire ces paysages qui ont inspiré Nasreddine Dinet et bien d’autres. Au plaisir et à bientôt. Mohamed

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Nassira


Langue pendue
Sallam alaikoum.
mon respect, Mohamed quel ecrivain quelle ame poètique et quelle memoire ! je suis admirative et je pense sinceremment que tu devrai tout assembler dans un recueil tu décris si bien notre belle ville son histoire, son ame, son esprit et ses caractèristiques je crois que c'est un devoir de transmettre tous ces temoignages aux enfants du pays qui n'ont hélas pas connu ces bels aspectsni l'esprit de famille dans lequel nous avons grandi ni les valeurs humaines qui nous ont été inculqué .
Je suis sur que Jacques et Jamila partagent mon avis sur ton devoir patriotique de trasmettre tous tes souvenirs, tesémotions, tes connaissances sur un beu livre et je serai la première cliente je tepromet que je l'acheterai et je ferai la promotion autour de moi (voilaun moyen de joindre l'utile à l'agréable n'est ce pas?)
Mes amitiés à madame et à bientot

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Jamila


Super Posteur
Super Posteur
Yathik essaha Mohamed tu nous a fait revivre toutes notre belle jeunesse et surtout notre adolescence en nous replongeant dans le décor de notre belle ville que nous connaissons tous jusqu’au moindre petit recoin, je crois que nous ressentons tous le même amour pour Bou-Saada. Pour part depuis toujours lorsqu’on revenait d’Alger dès l’arrivée à Ain Eddis en voyant la ville étendue au pied de Kerdada en bordure de l’oasis et des jardins qui longeaient l’oued, j’étais envahie par une joie soudaine. Je n’arrêtais pas de dire à mon mari et mes enfants regardez ces belles couleurs chaudes et douces en commençant par le bleu du ciel qui fusionnait avec la couleur ocre du sable et de la montagne Kerdada, la ville semblait se lover dans sa sérénité. À chaque occasion je ne manquais pas de visiter toutes les places et les rues en passant par Lemseirah, Haret Echourfa, Lemamin, Estaih. Je revois encore ces après-midi d’été lorsque les gens se mettaient à arroser devant leur maison ou leur commerce pour rafraîchir le sol, la route qui menait à l’oued était mon périmètre favori où chaque après-midi on se retrouvait et on faisait parfois nos tours à bicyclette qu’on louait avec mes amies.
Nassira je crois que le mehras existe depuis les hommes de caverne, reste à savoir quel genre d’arbre existait en ce temps là pour savoir quel bois ils ont utilisé pour faire le mehras scratch !!! Salutations amicales à toutes et à tous

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Benaziez


Rang: Administrateur
Essalam à toutes et à tous
Nassira, merci ! Merci ! Pour tant d’égard. Sincèrement je suis très touché ; à tel point que je me sens investi d’une charge, oh ! Combien difficile. Tes mots d’encouragement me vont droit au cœur. Je ne vais pas, quand même, aller jusqu’à usurper un titre d’une responsabilité aussi lourde, surtout que tu participes aussi merveilleusement à ce travail. Tu as du talent ; je l’ai bien remarqué ici et sur l’ancien forum de Bou-Saâda.net. Fais-nous profiter de tes dons cachés. Ce travail d’équipe portera notre cachet à tous. C’est vrai, je déborde de sensibilité que j’exprime à cette occasion qui m’est donnée. J’en profite pour remercier Mr. Hamdi de nous avoir donné cette chance. Mais si le mektoub veut que je fasse ce recueil, dites-toi bien que je te l’offrirai gracieusement et avec une belle dédicace. Comme tu dis, ce travail utile qu’on fait est indéniable. Modeste soit-il. Toute âme qui survolera notre forum s’abreuvera le temps d’une pause.
Jamila saha lik wa liya, crois-moi que c’est tout un plaisir de lire tes écrits ; c’est vrai nous partageons le même amour pour notre chère cité du bonheur et du soleil. Allah ghalab rahi fi dam. C’est possible que ça soit ″el hanin″ qui nous fait tant parler. Néanmoins ses atouts touristiques incomparables ont quand même retenu l’attention de grands peintres et hommes de lettres. C’est ce côté fascinant, au décor de rêve qui habite notre subconscient et qui explique cette flamme ardente. Justement, comme tu le décris admirablement ce tableau de Bou-Saâda qui s’offre à nous quand on arrive après Eddis. Ce n’est pas un décor quelconque ; l’âme d’un artiste en passant par là, ne peut pas oublier cette image sublime. Ta plume de poète n’est pas restée insensible à l’évocation de ces endroits que garde ″ haninement ″ ta mémoire. Je te reconnais, ton talent et ton goût ; j’envie ton art subtil de dire les choses. Ne nous prive pas de tes prouesses littéraires et artistiques, intellectuellement notre esprit en raffole. Je pense que nous partageons utilement et passionnément ce patrimoine commun. Vraiment tu remets au jour ces images ; je dirai presque d’un film vu dans un passé lointain. La location de vélo, c’était la belle époque ; simple et innocente était notre jeunesse en ces temps. Il suffisait d’un petit plaisir pour être joyeux. Ces cyclistes chez qui nous louions les vélos avaient à nos yeux une grande estime, puisque nous leur reconnaissions cette joie qu’ils nous procuraient. Qui sont-ils ? kadour, Goutaï, Belguizaoui…les plus connus. Avec 100fr (1 nouveau franc) on pouvait s’amusait pendant deux heures. Nous les garçons, on allait surtout au moulin Ferréro, en été pour se baigner. Mémorable surtout quand j’entends le refrain d’une chanson de notre enfance « à la claire fontaine m’en allons promener il y a longtemps que je t’aime jamais je ne t’oublierai l’eau était si belle que je m y suis baigné ». Amitiés chaleureuses et sur cette note je vous quitte et à bientôt.



Dernière édition par Benaziez le 27/06/09, 01:47 am, édité 2 fois

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Jamila


Super Posteur
Super Posteur
Essalam alleikoum,
Merci beaucoup Mohamed et je te félicite encore une fois pour avoir puisé si loin afin de nous donner toutes les informations historiques sur Bou-Saada. J’espère que vas continuer à alimenter notre soif du savoir.
En effet on a tendance à oublier les belles choses en se laissant emporter par le tourbillon de la vie actuelle qui avance à une allure vertigineuse. Celui-ci nous envahit et nous laisse très peu de temps pour apprécier et penser à ce qui nous entoure. Heureusement que la mémoire est là et les gens qui savent s’en servir ne lésinent pas à remonter en surface les meilleurs souvenirs.
C’est vrai que nous ne tarissons pas d’éloge pour notre ville natale, même si l’urbanisation actuelle l’a quelque peu défigurée et un grand nombre de citoyens ne semblent pas se soucier du mal qu’ils font à l’environnement, j’espère qu’il y a des gens conscients sur place qui décideront de faire quelque chose pour pousser les élus à agir et qu’elle puisse garder son cachet et sa renommée d’antan. Salutations amicales à toutes et à tous.

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Benaziez


Rang: Administrateur
Essalam alleikoum,
Salut Jamila, il n’y a pas de quoi. Je suis présent et disponible. Le travail de mémoire que je construis, plutôt que nous construisons, nous profite agréablement. Déjà, le fait de se remémorer ensemble ces souvenirs est en soi une satisfaction. C’est très juste ; la vie défile à grande vitesse et on ne s’en rend pas compte des années qui passent. La tourmente de la vie ne doit pas nous faire oublier la raison de notre existence qui est une mission noble. Voila une bonne question, comment sensibiliser nos élus et nos citoyens sur le cadre de vie dégradé et lui rendre l’image digne de nous. Je pense, au fond, que le problème est culturel. Après l’indépendance le développement rapide et anachronique généra un monde conflictuel qui a produit les aberrations actuelles. Les valeurs, sont les valeurs ; l’éducation, la sciences et les principes de civilisation sont les seuls critères d’un développement harmonieux. Les gens, maintenant, se soucient peu de l’environnement. Le matérialisme a pris le dessus et la constitution de fortune est devenue synonyme de réussite sociale.
Revenons à nos souvenirs. Te souviens-tu du cirque Antonio à Bou-Saaâda ? Le chapiteau était placé sur la place face à l’hôtel transatlantique, fin 50 ou début 60 c’était un évènement à l’époque. La fête foraine était aussi une distraction de ce temps. Les Aouinettes, une halte vers le moulin férrero. Qui osait s’aventurer jusque-là ? Tellement le lieu était loin de la ville. J’aimais beaucoup m’arrêter là à l’ombrage du grand arbre planté juste au virage. Quelques mètres après c’est le croisement de route, à droite vers El Hamel et Djelfa, à gauche on traverse le petit pont et nous sommes sur la descente vers r’hate erroumi (moulin Férréro). Une route sinueuse, en pente accentuée, creusée parfois dans une chaîne de collines. Un décor de Far West. Je crois que je m’arrête là, et je vous dis à tous salutations amicales. Bye !

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