BOU-SAADA

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19 juin Hommage a cheikh Mahfoud NAHNAH

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chano


Bavard
Bavard
Le 19 juin 2003, Blida a perdu un de ses valeureux enfants : Sheikh Mahfoud NAHNAH. Il était un des symboles de la réconciliation nationale. Son dévouement à la nation, son attachement aux valeurs de la république, son adhésion profonde à la culture arabo-islamique ont fait de lui un exemple pour les générations futures.
Son nom a surpassé les murs de la ville de la Blida. Il est connu à travers le monde par sa capacité de dialoguer, de convaincre, de prêcher la bonne parole et son courage exemplaire de dénoncer le terrorisme au moment ou plusieurs personnalités religieuses et politiques ont choisi le chemin du silence ce qui lui a coûté la mort de son plus cher ami d’enfance cheikh Mohamed Bouslimani, tué par un groupe terroriste le 26 janvier1994.
Ses thèses les plus soutenues étaient la choura (consultation), la démocratie, le développement, la tolérance, le respect mutuel, le respect des droits de l'homme, la participation de la femme dans les divers domaines de la vie, le respect des droits des minorités, le dialogue des civilisations, le respect des libertés individuelles et fondamentales, la modération et la pondération.
Le cheikh Mahfoud Nahnah est né le 27 Janvier 1942 à Blida (à 50 Km d'Alger), il appartenait à une famille pieuse, qui etait caractérisée par son attachement à la civilisation arabo-islamique, il avait appris le coran dés son jeune âge. Il avait fait ses premiers enseignements à l’école El-irched de Blida qui appartenait au mouvement nationaliste du PPA. Il n’avait jamais connu l’école française parce que son père (Allah yarhmou) tenait à tout prix que son fils soit imprégné de la culture arabo-musulmane, sous la houlette de grands savants et professeurs respectés de l’époque, tels que cheikh Mahfoudhi, cheikh Saoudi, cheikh Benameur,…. pour ne citer que cela.
Dés son jeune âge, il avait participé à la guerre de libération algérienne, en qualité de moussabil. Il était en relation avec tous les chefs de la région de Blida tels que Ahmed el blidi, Sid-Ahmed yekhlef, Maamar djaguaguene et les autres. Il était considéré comme leur homme de confiance et ce jusqu'à l’indépendance en 1962. Il avait participé à toutes les manifestations populaires aux côtés des martyres des événements.
A l‘indépendance, cheikh a choisi la profession d’éducateur. Il avait occupé la fonction d’instituteur, puis directeur d’école, jusqu’en 19966 ou il avait rejoint les bancs de l’université d’Alger pour préparer une licence de littérature arabe qu’il avait obtenu en 1970.
Il avait commencé son activité de prédication à la mosquée de hanafi de Blida ou il tenait une « halka » une fois par semaine et qui regroupait que des jeunes universitaires de l’époque en campagnie de son cher ami d’enfance cheikh Mohamed Bouslimani. Ses connaissances sur les principes de l’islam et sa maitrise parfaite de la langue arabe ont fait de lui un homme de religion. On fait appel à lui dans toutes les mosquées de la ville de Blida et d’Alger. Tout le monde aimait écouter ses prédications. Son slogan était que l’islam est un mode de vie et non pas seulement une pratique musulmane. Il prônait un islam issu de la pensée des grands penseurs de l’époque tels que cheikh Hassan el Benna, cheikh El Ghazali, cheikh El Mawdoudi, cheikh el Quaradhaoui, et ainsi de suite.
A la fac centrale, il a pu en collaboration avec ses frères ouvrir une mosquée pour les étudiants, il etait celui qui avait dirigé la première prière du Vendredi dans cette Mosquée ; douze personnes avaient assisté à cette première prière parmi eux, le Martyre Bouslimani, Abdelwahab Benhamouda, Malek Bennabi…
En 1975 il s’était opposé au régime socialiste de Boumediene. Il était convaincu que ce choix sociopolitique ne s’accomodait pas avec les principes du peuple algérien arabe et musulman. De ce fait, Il s’était opposé radicalement au vote sur la charte nationale de 1975 qui voulait l'imposition du système socialiste (communiste) par la force, ce qui lui avait coûte la prison de ferme de 15 ans. Il a été libéré en novembre 1980, après avoir endurée une peine de 05 ans.
Son emprisonnement a fait de lui un symbole de l’opposition. A sa sortie de prison une foule de gens sont venus le voir à sa maison. J’étais de ceux qui ont fait ce déplacement. je peux attester que c’était une fête dans le quartier. Des gens venaient de partout pour le voir ; de Tébessa, de Tlemcen, de Tamanrasset et de Tizi-Ouzou, parmi eux des hommes, des femmes, des étudiants, des professeurs et des moudjahidines.
Son premier prêche l’avait fait à la mosquée d’El Badr de Blida en présence d’une foule nombreuse. Son message était simple l’islam est la solution a tous nos problèmes. Et depuis ce temps le cheikh s’est consacre à donner des conférences sur le devenir de l’islam, il a participé à plusieurs congrès et colloques internationaux en Europe, Amérique, Asie et en Afrique, qui concernent les questions liées à l'Islam, l'Occident, les droits de l'homme etla Démocratie. Ce qui lui a permis de rencontrer des leaders et des grands responsables en France, Espagne, Suède, Etats Unis d'Amériques, Allemagne, Grande Bretagne, Italie, Syrie, Jordanie, Arabie Saoudite, Soudan, Qatar, Koweït, Maroc, Libye… etc
Durant tout son parcours de prédicateur, il avait dénoncé la violence et le terrorisme et toute forme d’extrémisme dans la religion, il considérait l’extrémisme comme concept étranger à l'Islam et aux Musulmans. Il a consacré tout son parcours islamique, depuis plus de trois décennies, pour défendre la vraie confession et les valeurs de la pondération et du juste milieu. Il avait aussi des positions claires envers le socialisme, le chauvinisme, le sionisme, la laïcité, la cause Palestinienne et celle de l'Afghanistan.
Cheikh Mahfoud est mort le 19 juin 2003 après une longue maladie, dans sa demeure.il fut enterré au cimetière d’El Alia (Alger) en présence de centaines de milliers de personnes qui sont venus lui rendre un dernier hommage.

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kamel


Bavard
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Par Mohamed Zaâf, Le Jeune Indépendant, 28 juillet 2001

Le député Hassen Aribi qui lançait il y a quelques jours de graves accusations contre le patron de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd, menaçant de le traîner devant la justice pour malversations, s’est de nouveau signalé dans des révélations sur les rôles respectifs joués, selon lui, par le général à la retraite Khaled Nezzar et le leader du MSP, Mahfoud Nahnah, dans la crise algérienne à ses débuts, à l’aube du coup d’Etat de 1992.

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire arabophone Ennour El-Djadid, sans le citer nommément, mais tout en le désignant de manière à être clairement reconnu, Hassen Aribi pointe un doigt accusateur sur Khaled Nezzar. C’est l’ancien ministre de la Défense qui a donné à l’époque l’ordre de tirer sur les islamistes, affirmait le député, lorsqu’il démentait les thèses avancées sur l’existence d’une aile armée du FIS avant son interdiction. «Si le FIS avait réellement, comme prétendu, une aile armée, à l’image de celle qui s’est constituée par la suite sous le nom de l’AIS, Untel [...] n’aurait pas osé [s’attaquer aux islamistes du FIS], lui qui prétend être le fer de lance de ce putsch qui a confisqué la volonté du peuple algérien, lorsqu’il a conduit les gens par milliers dans les camps de concentration (dans le grand Sud) et les prisons, lorsqu’il a donné l’ordre de tirer de nuit comme de jour sur tout se qui se distingue par une sympathie pour le Front islamique du salut», déclarait-il dans les colonnes du journal. Parmi l’équipe désignée communément sous le vocable de «janviéristes», le général à la retraite Khaled Nezzar est pratiquement le seul à avoir revendiqué publiquement la paternité du coup de force qui déposait le président Chadli Bendjedid. En revanche, la question de savoir qui a donné l’ordre de tirer sur les concentrations islamistes, lors de la grève politique du FIS, n’a jamais été éclaircie jusqu’à présent. Durant le procès des dirigeants du FIS, conduit en 1991 par la justice militaire à Blida, plusieurs hautes personnalités algériennes invitées à désigner la source derrière l’ordre fatidique désignaient la présidence. Cependant, toutes disculpaient de manière formelle le président Bendjedid.

Selon Hassen Aribi, qui passe pour avoir joué un rôle de médiateur dans le rapprochement couronné par l’accord de 1997 entre l’ANP et l’AIS, Mahfoud Nahnah aurait de son côté encouragé Nezzar dans son entreprise. Nezzar a été «encouragé par celui connu parmi les zaïms islamistes pour sa chouracratie et qui lui assurait que la facture (de la décision de janvier 1992) serait légère et que, pour l’Etat, les contraintes seront nulles», révèle encore le député. «Cette implication, constate-t-il, a plutôt coûté cher à l’Algérie et a terni l’image de l’héritière de l’ALN, l’ANP, qui a ainsi subi la morsure empoisonnée de ce mufti islamiste.»

Il est à espérer que l’armée «ne se laissera plus mordre à nouveau et qu’elle ne prêtera pas l’oreille une nouvelle fois aux conseils de cet individu ni à ceux du comité de naufrage de l’Algérie (allusion dérisoire au CNSA : Comité national de sauvegarde de l’Algérie, créé dans l’objectif d’arrêter le processus électoral à l’époque) qui ne recèlent pas en eux un seul atome de démocratie et encore moins de nationalisme», est-il dit dans cette interview dont l’hebdomadaire n’a publié que la première partie.

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