BOU-SAADA

Bou-Saada mérite son nom plein de promesses; si le paradis est dans le ciel, certes il est au-dessus de ce pays, s'il est sur terre, il est au dessous de lui.


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BOU-SAADA » Littérature » Mohamed Kacimi-El Hassani

Mohamed Kacimi-El Hassani

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1 Mohamed Kacimi-El Hassani le 19/09/07, 03:48 pm

Benaziez


Rang: Administrateur
Mohamed Kacimi-El Hassani :



Mohamed Kacimi-El Hassani est né en 1955 à El Hamel (Bou-Saada), ville des hauts plateaux d'Algérie, dans une famille de théologiens. Adolescent, il découvre Rimbaud et les surréalistes. Après des études de littérature française à l'université d'Alger, l'auteur quitte l'Algérie en 1982 pour s'installer à Paris.
Passionné par la Bible, il entreprend avec Chantal Dagron l'écriture d'un essai sur l'imaginaire religieux du désert.
Il décide de se tourner vers le théâtre par souci d'immédiateté de l'écriture. Sa pièce, 1962, évocation des utopies et des rêves de l'enfance algérienne, obtient le prix Lugano du théâtre et est accueilli en mai 2001 par Ariane Mnouchkine au théâtre du Soleil et en anglais à l'Ubu-Theater de New-York.
Il est lauréat du prix Afaa-Beaumarchais. La Confession d'Abraham, mise en scène par Michel Cochet: spectacle sélectionné pour la clôture des journées Beaumarchais au Studio de la Comédie française et programmé à l'ouverture du théâtre du Rond-Point en septembre 2002.
Il est actuellement auteur associé au CDN de Sartrouville.


Oeuvres publiées

"Le Mouchoir ", roman, Ed. L'Harmattan, 1987

"Arabe, vous avez dit arabe?", essai avec Chantal Dagron, Ed Balland, 1989

"Naissance du désert ", essai avec Chantal Dagron, Ed Balland, 1992

"1962" , théâtre, Ed Actes Sud-Papiers, 1998

"Parole nomade", Al Manar, 1999

"La confession d'Abraham " , récit théâtre, Ed Gallimard, 2000

"Encyclopédie du monde arabe", Ed. Milan, 2001


Pour le jeune public :

"Le secret de la reine de Saba", Dapper, 1999

"Il était une fois le monde", Dapper, 2002

"La Bouqala", Thierry Magnier, 2006

"La reine de Saba", Milan, 2006

Extrait du"Journal intime et politique"

de Mohamed Kacimi



Source ICI

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2 Re: Mohamed Kacimi-El Hassani le 19/09/07, 11:43 pm

kachina


mordu
mordu
Nous avons de quoi être fiers !!!!
Bou Saada a de quoi se vanter d'avoir enfanté des hommes.
Bravo Mohamed !! Mais dis moi où as-tu déniché tout ça ?? Je t'avoue qu'en plus de ma jalousie innée, je commence à m'inquiéter pour ma place sur le forum. Rayeh tnehihali.
Mais non Mohamed, tu sais très bien que rani neblizanti, voyons !!!
Encore une fois, merci et bravo !! Ouallah c'est comme c'est mon image qui est sur le forum. J'espère que nos décideurs se rendent compte que Bou Saada n'est pas le Seringuetti et qu'elle enfanté des hommes pas des Gnous!
Un jour un lion remarqua un agglutinement des gens admiratifs devant un tableau. Ce tableau représentait un lion terrassé par un homme. Il s'approcha de ce rassemblement pour demander qui est l'auteur de ce chef-d'oeuvre mais, hélas, il ne trouva personne à qui poser la question. Notre brave lion, qui est un animale mais pas bête, comprit que quoi que puisse représenter un tableau, la réalité est toute autre

Mais Vive L'Algérie malgré tout, car après tout, Bou Saada n'est qu'une pièce de la mosaïque de notre chère Algerie Une belle pièce certes, mais une pièce tout de même.

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Benaziez


Rang: Administrateur
De nos montagnes s’est élevé… Une équipée riche d’imprévus dans un pays déserté par ses anciens maîtres mène une famille à la capitale, au gré de l’affectation paternelle… Chronique savoureuse d’une vie à rebâtir aux premiers jours de l’indépendance. (Introduction revue Télérama)

Installé sur la banquette arrière de la 4cv, je chantais avec mes deux sœurs : << De nos montagnes s’est élevée la voix des hommes libres qui nous appelle à l’indépendance. >>
Au volant, mon père déclamait ses poètes de Damas et de Bagdad :
<< Vous allez voir, une fois à Alger, je leur apprendrai la poésie en premier. >>
Et qu’est-ce que c’était loin, Alger, pour nous enfants de Bou-Saada ! Au lendemain de l’indépendance, père avait reçu sa première affectation : << République algérienne démocratique et populaire / Ministère de l’Education nationale. Monsieur Kacimi est nommé professeur d’arabe au lycée Eugène Fromentin, à la Pointe-Pescade. >>
Déjà que la capitale nous effrayait, l’étrangeté de ce lieu d’affectation acheva de nous terroriser. Notre mère, dont les connaissances en géographie ne concernaient que le strict territoire du corps de ses enfants, voulut tout de suite nous rassurer : << Mes enfants, si Dieu ne me dément pas, cette ville ne doit pas être loin de Nice ! >> Pourquoi Nice ? Parce que c’était la seule ville au monde d’où elle recevait régulièrement une carte postale de sa sœur, alors en cure. Père, plus pédagogue, déroula sous nos yeux, la grande carte Michelin : << Voilà, nous on est là, à deux cent cinquante kilomètres au sud, sud d’Alger. Demain après la prière de l’aube, nous emprunterons la nationale 8. vers le nord, nous ferons une halte à Sidi-Aïssa. Après, nous franchirons le col de Dirah. Vous voyez ce petit point, c’est Aumal. Nous passerons une nuit ou deux chez votre tante. Là-bas c’est, déjà le Nord, il neige tout l’hiver. Nous traverserons une foret que vous voyez là, en vert. Puis, attention, la route va monter, une route étroite, en épingle à cheveux. Il faut prévoir des boites Guigoz pour le mal de ventre. Mais rassurez-vous, tout le monde redoute la route de Tablat. Après, nous traverserons la Mitidja, c’est un grand champ, rempli de fleurs et d’orangers, avant d’entrer dans Alger. Nous passerons par Saint-Eugène, et la Pointe-Pescade est là, juste à côté de Guyotville et de la Madrague. Nous pourrons aller à la plage. >>
Mère, en bonne fille du désert, rectifia très vite le tir de ce rêve insensé : (à suivre)
[b]

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4 Re: Mohamed Kacimi-El Hassani le 21/09/07, 06:43 pm

Jamila


Super Posteur
Super Posteur
Merci Mohamed de nous offrir ces textes venant de oulid bladna l’éminent Mohamed Kacimi-El Hassani, une littérature dont nous pouvons être fiers. Nous attendons la suite avec impatience.
Quant à Dhiab Ben Ghanem je te salue et te dis bravo pour tes papiers qui sont là pour éveiller les esprits.
Saha ftourkoum

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5 Re: Mohamed Kacimi-El Hassani le 22/09/07, 01:45 am

DHIAB Ben Ghanem


Langue pendue
Salut les Ouled....

Ne dit on pas qui veut voyager loin ménage sa monture, n'est ce pas Mohamed? Si je suis une encyclopédie(vieille et parcheminée) comme tu le dis souvent, toi tu es un dossier compressé, il suffit de savoir l'ouvrir par téléchargement.N'est ce pas kachina? Jamila merci pour "ma"lecture. Du nerf donc mes frères et soeur, c'est le fond qui manquerait le moins.

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6 Re: Mohamed Kacimi-El Hassani le 23/09/07, 07:56 pm

Benaziez


Rang: Administrateur
Saha Jamila et marhba bik , j’ai pensé utile de refaire découvrir notre cher écrivain sur ce forum et de permettre à ceux qui le connaissent pas d’apprécier son talent. Bien sur oulid bladna et on a de quoi être fier. Hier, grâce au forum j’ai repris contact avec mon ami Brahim djouider et on a discuté sur skype, imagine de 22h à 2h du matin et on n’a pas tout dit !!!!!! ikather kheir skype.
Quand à toi mon cher ami dhiab, kachina va être jaloux, l’humour et les tournures plaisantes, il aime garder une avance. Puisqu’il nous donne du sourire nous lui accordons amicalement ce privilège et qu’il soit remercié

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7 Mohamed Kacimi-El Hassani le 23/09/07, 08:05 pm

Benaziez


Rang: Administrateur
Mohamed Kacimi El Hassani ---- SUITE-----
« Vous la verrez de très loin, de très loin, car on dit qu’elle vole les enfants. » Et, en effet, notre premier contact avec la méditerranée, c’est maman, à deux cents mètres de la plage, la jupe longue largement déployée entre ses deux mains, et nous derrière qui regardons cet oued bizarre toujours en crue.
Par un grand matin de septembre nous avons quitté Bou Saada, la porte du désert, la cité du bonheur. Il y avait sur le toit de la 4CV de quoi équiper largement la grande villa de la Pointe-Pescade. Et, sur nos genous et à nos pieds, assez de provisions pour nous nourrir jusqu’à la Mecque. Comme elle fut longue, la route d’Alger ! Entre pannes d’essence et crevaisons, et ce moteur qu’il fallait réanimer à coups de manivelles à chaque côte. Nous sommes passés par Aumale, où notre tante passa la nuit à nous décrire la neige, et nous avons emprunté le col de Tablat, où nous avons laissé une part de nos entrailles dans les boites de Guigoz. Après les rosiers et les orangers de la Mitidja, nous avons enfin découvert Alger. à suivre

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8 Re: Mohamed Kacimi-El Hassani le 29/09/07, 08:00 pm

Madjnoun


Langue pendue
Un article sur un certain Med Kacimi. S'agit-il de la même personne ? Allahou aâlam !

Mohamed Kacimi met le théâtre algérien face à lui-même
par B.H.S (Le Jeune Indépendant du 29 sept. 2007)

Pour la première fois dans la presse, depuis bien longtemps, un artiste algérien a prononcé une sentence cinglante sur l’état du théâtre qui se fait dans son pays d’origine, en l’occurrence Mohamed Kacimi qui vit en France depuis 25 ans et où il s’est hissé à un certain niveau de reconnaissance.

Dans une interview récente (El Watan du jeudi 20 septembre), il a été catégorique : «Je dirige une association internationale d’auteurs de théâtre, j’interviens aussi bien à Tunis, à Casablanca, au Caire, à Damas qu’à Beyrouth, où tout bouge, et quand je vois l’état du théâtre en Algérie, je me dis que c’est un Tchernobyl de la culture, de l’écriture, de la scène et de l’art.» Ce sont peut-être des propos durs mais qui tranchent avec l’autosatisfaction et la complaisance dans laquelle s’est installée la production théâtrale en Algérie, depuis le début des années 2000, lorsque les rideaux des quelques scènes que nous possédons se sont rouverts, après une décennie sanglante.

(Encore une fois, au passage, rendons hommage à ceux qui ont continué à créer dans leur pays, durant cette période). Successivement, les festivités du Millénaire de la ville d’Alger, l’Année de l’Algérie en France puis Alger 2007, capitale de la culture arabe ont été l’occasion de lancer des productions, grâce à de l’argent débloqué.

Certes, comme on l’a déjà souligné, dans une certaine précipitation, une improvisation de dernière minute et, en partie, en laissant fonctionner les réseaux clientélistes et la parcimonie. On l’a vu à l’œuvre pour l’Année de l’Algérie en France et l’événement en cours.

A titre d’exemple, le TNA s’est adjugé la production de onze pièces de théâtre, alors que les autres théâtres ont eu droit à trois créations chacun. Mohamed Kacimi a raison de s’exprimer sans mettre de gants. Ce qui aurait été utile, c’est un débat qui n’aura pas lieu, puisque, depuis fort longtemps, cette pratique a disparu des milieux de la création artistique, y compris dans la presse où les confrères ont tendance à encenser à peu près tout ce qu’ils voient sur scène, lorsqu’ils ne se transforment pas, pour certains, en attachés de presse déguisés.

Sans se rendre compte qu’ils ne rendent service ni au théâtre, ni au public, ni à eux-mêmes. Parfois, les dés sont tellement pipés que des confrères, récemment versés dans la création (et quelle création !) se voient glorifier et porter aux nues dans leur propre journal.

C’est dire que nous sommes tombés bien bas. Et nous avons, comme ça, une petite mouvance qui a eu le culot d’envahir l’espace de la scène, alors que le sang n’a pas encore séché, se constituant en réseau de solidarité, avec ses relais là où l’argent se distribue, opérant avec une promptitude de prédateurs.
Le pire est que tout cela se sait et se dit dans les cafés et bistros, avec l’exactitude mathématique des budgets gagnés haut la main, des butins et leur répartition. Sans rire, un jour, un «dramaturge» a confié à un confrère, à propos du cachet auto-octroyé pour une pièce : «Ça, c’est l’argent de la dalle de sol.» De telles anecdotes sont nombreuses au point que ce type de pratique est devenu une règle.

Comme quoi, la magouille ne s’arrête pas aux marchés des travaux publics. Elle a métastasé et a atteint même la création artistique. Je ne sais pas si Mohamed Kacimi sous-entend ce soubassement marécageux, mais le résultat est là : dans de telles conditions, il ne peut pas y avoir de renouveau, ni même de retour aux anciens qui peuvent se retourner dans leur tombe et y rester.

On peut, tout de même, mettre Mohamed Kacimi devant quelques contradictions. Justement, en parlant de théâtre, lorsque lui-même encense les deux créations de Kateb Yacine mises en scène par Ziani Cherif Ayad, durant l’Année de l’Algérie en France : Nedjma et Présence de Kateb Yacine.

Au passage, c’est lui-même qui a écrit l’adaptation du merveilleux roman dont la générale avait été donnée à la Comédie française. Désolé, malgré le prestige du lieu, pour la première, et les faveurs de la presse française, plutôt pour la hauteur du défi relevé, ce ne sont pas des créations qui auront marqué ni le théâtre ni l’œuvre de Kateb Yacine.

Aussi bien Mohamed Kacimi que Ziani Cherif Ayed seront restés à l’extérieur de cette œuvre. On ne mise pas sur Kateb Yacine si l’on n’habite pas le même site intérieur que lui. Depuis quelque temps, on a trop tendance à vouloir, à tout prix, enterrer les ancêtres, à vouloir les achever et à brouiller leurs traces.

Pour se faire place nette et s’autoproclamer comme novateurs en ceci ou en cela. Ce sont de dérisoires «coups d’Etat» symboliques, posthumes, pour s’emparer de trônes et de lauriers conquis à moindre frais. Le vide est occupé par le clinquant.

Ephémère cohorte, bruyante, surgie d’un vent de sable et destinée à être emportée par un autre vent.

Saha F'Tourkoum !

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9 Re: Mohamed Kacimi-El Hassani Aujourd'hui à 12:54 pm

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