BOU-SAADA

Bou-Saada mérite son nom plein de promesses; si le paradis est dans le ciel, certes il est au-dessus de ce pays, s'il est sur terre, il est au dessous de lui.


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En hommage à Mme de LASEN (suite)

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1 En hommage à Mme de LASEN (suite) le 16/09/13, 08:52 pm

CHERIF Ali


Langue pendue
Le sort en était jeté: je ferai de l'anglais au lieu de l'arabe et ma trajectoire ne fut pas de plus rectilignes! L'indépendance brisa net mes études à l'Ecole Nationale Technique de Dellys d'où je devais aller à Paris pour les achever en tant qu'ingénieur des Ponts et chaussées. Le destin me ramena vers l'enseignement. C'est ainsi que j'ai mené de front ma carrière d'enseignant et mes études d'anglais en autodidacte. J'ai décidé d'aller en Angleterre pour un séjour d'immersion et je débarquai en juin 64 à WORTHING (SUSSEX), une station balnéaire dans le sud de l'Angleterre et passai les 3 mois de vacances au sein d'une famille hôte anglaise. Ce fut ma première rencontre avec le monde anglo-saxon et mon éveil à une civilisation bien différente de la française. Mes hôtes m'emmenèrent un week-end à la kermesse du lycée du coin et je fus introduit pour la première fois à la géographie et à l'histoire de la Nouvelle Zélande par les rapports bien documentés faits par ceux des élèves qui s'y étaient rendus dans le cadre d'un échange scolaire. J'eus aussi l'agréable surprise de trouver un bouquin dont le titre "DESERT SANCTUARY" m'avait attiré et en le feuilletant, ma surprise n'en fut que plus grande: il y avait deux photos jaunies par le temps et représentant l'intérieur de la maison où avait séjourné le fameux Colonel Pein celui-là même qui avait pris Bou-Saâda après d'âpres batailles avec ses habitants. Je restai stupéfait car, à vol d'oiseau, elle se situait à un jet de pierre de ma maison natale. J'ai ramené ce livre avec moi et je l'ai lu plusieurs fois pour m'en imprégner; il m' a permis d'en acquérir non seulement le lexique mais aussi d'en maîtriser le contenu. C'est l'histoire d'une jeune anglaise qui s'était éprise d'un spahi bou-saâdien et qui avait eu une fille avec lui. Comme elles étaient toutes deux blondes, les gens leur avaient donnés les surnoms de"GAMRA" (lune) et "BENT GAMRA" (fille de la lune)..C'était vers le début du 20ème siècle..

Je voudrais vous livrer de mémoire le poème que cette anglaise a écrit à son mari, Brahim, après être repartie en Angleterre Je ne le traduirai pas car chacun pourra facilement ressentir l'amour qu'elle exprime pour l'homme et sa profonde empathie pour la culture qu'il représente.

Son of the black tent's inky shade and the quivering golden sand,
Your splendid mare speeds on to the palm-trees distant line
But her muffed houves beats, one by one, ring out a name that is mine;
A name that was born on a night of stars of a kiss that you gave to me;
A name that echoes above the storm when the Djinns in fiendish glee
fly shrilly shrieking over your head and moaning, sigh:"oh! Allah send the morn!"
In the mosque aglow with the setting sun tour proud head touches the stone
But your prayers to Allah go astray and never reach His throne
For you hear the song of the mating doves float in through the open door
And your thoughts fly back to the English girl to whom you taught its lore .
You shall hear my voice in the ragged waves that break on a desolate shore,
In the whisling shriek of the bullets and the battles's tragic roar
From its secret places the Wind shall murmur my name .
Son of the black tent's inky shade and the quivering golden sand,
Mekoub my memory calls to thee from out of a far-off land.

Je vous laisse apprécier ce poème.

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