BOU-SAADA

Bou-Saada mérite son nom plein de promesses; si le paradis est dans le ciel, certes il est au-dessus de ce pays, s'il est sur terre, il est au dessous de lui.


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BOU-SAADA » Le Café du Village » hommage, deuxième partie 5

hommage, deuxième partie 5

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1 hommage, deuxième partie 5 le 11/07/10, 01:17 am

CHERIF Ali


Langue pendue
Oui, nous avions la chance d'avoir avec nous des filles douces et jolies, et cette saine mixité a été un élément de concorde assurant une ambiance paisible enclasse. J'ai revu Larbi Hassiba en 1987 alors que j'étais le directeur de l'ITE de Blida; elle était venue assister à une conférence pédagogique sur la linguistique et l'enseignement du français organisée, dans mon établissement, par l'Inpecteur Général de la matière. Elle m'avait reconnue tout de suite et était venue vers moi pour me faire part de sa joie - joie partagée- de me voir. Quant aux autres filles, mis à part Santoni Anne- marie à qui j'avais rendu visite à Déols en 1967, je ne les ai plus revues et je désespérais de les revoir. Heureusement le hazard a bien fait les choses et l'historique 25 septembre 2010 nous permettra de revoir quelques unes, les "plus lointaines" géographiquement parlant. Il n'empêche que certaines nous manqueront et nous devrons,hélas, nous contenter d'évoquer leur souvenir. La ronde des souvenirs ne s'arrêtera jamais. Alors, remontons sur le manège du temps et laissons nous emporter de nouveau vers notre adolescence:

J'entends et je vois Chérif Aissa chanter: "Qu'elle était belle la France...". Nous l'entourions par une chaude fin d'après-midi, dans la cour du CEG. M. CHRISTEN était toute ouïe. Aissa nous a quittés mais il reste présent dans nos coeurs.

J'entends Belabed Moulay échanger avec M Rullier un jeu de mot où le "British wit" de Moulay apparait au grand jour: "Ils ont été..." lire: "Ils ont têté...

J'entends Lakel Ali ronchonner contre M. Rullier et je vois Lograda Yahia se révolter contre le même prof.

Je vois Benhouhou Amar, le discret, rire sous cape et j'entends le débonnaire Terfaya Toufik lâcher - bien à propos -une remarque.

J'entends Merzougui Mohamed begayer sous l'effet de l'émotion et laisser sa phrase en suspend. Je n'oublie pas Driss Ahmed, Dib Said, Okat Ali, Bisker Mustapha, Benhouhou Mohamed et tant d'autres à qui je demande pardon de ne pas les citer. Le manège vient de s'arrêter et tous les phantômes se sont evanouis. Je suis seul devant mon ordi, à des milliers de kilomètres de ma ville natale.

"Vanité des vanités, tout n'est que vanité". Vaine est toute tentative de saisir le temps; il est comme le sable qui nous coule entre les doigts. Vain est tout combat: comme le disait Pagnol dans " le Château de ma mère" "le temps a fait tourner la roue de la vie comme l'eau, celle du moulin" et l'inéxorable mouvement qui nous ramène vers le néant d'où nous sommes venus nous fait réfléchir de plus en plus sur le sens de la vie et la question de la transcendance bien que l'on sache qu'il n'y a pas de réponse.

Mais que celà ne nous empêche pas de profiter pleinement de cette vie éphémère et croire avec force qu'elle ne peut être absurde!

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