BOU-SAADA

Bou-Saada mérite son nom plein de promesses; si le paradis est dans le ciel, certes il est au-dessus de ce pays, s'il est sur terre, il est au dessous de lui.


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BOU-SAADA » Le Café du Village » hommage, première partie (suite4)

hommage, première partie (suite4)

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1 hommage, première partie (suite4) le 26/05/10, 01:01 am

CHERIF Ali


Langue pendue
Seigneur il le fut par l'hommage qu'il rendit à toute la classe à son retour d'un voyage professionnel à Alger qui lui permit de comparer les liens d'amitié et de fraternité qui liaient les élèves entre eux dans chacune des deux villes et cette comparaison était largement en notre faveur. Oui, nous étions très proches les uns des autres et la plupart des "indigènes " avaient, en effet, des liens de parenté. Mais celà n'aurait pas suffi à l'instauration du climat serein dans lequel nous évoluions s'il n'y avait pas cete mentalité propre aux gens du sud dont l'assise est constituée d'éléments d'éducation tels que l'hospitalité, la tolérance et une certaine dose d'innocence. Ceux sont ces éléments constitutifs de la personnalité Bou-Saâdi qui nous ont permis de pratiquer "le vivre ensemble" bien avant qu'il ne devienne un slogan "moderne" et ce, malgré les clivages sociaux et institutionnels intimement imbriqués dans la "topographie" socio-politique de la ville.

En effet, Bou-Saâda, physiquement, descend en pente parfois abrupte du "plateau" vers la médina et sa palmeraie qui longe l'oued pour venir se blottir en contre-bas dans les bras des dunes de sable. Le plateau est l'espace exogène des rues larges, rectilignes aux trottoirs agrémentés d'abres, souvent des acacias. C'est l'espace oû se dressent les symboles de souveraineté: Bureau de l'AdminitrateurCivil, mairie (ou commune mixte), gendarmerie, police , caserne, hopital... .C'est enfin le lieu de résidence des représentants de l'autorité dirigeante et de ceux, indigènes ou pas qui la servent et qui sont connus et reconnus: fonctionnaires et autres. La médina, quant à elle, est l'espace endogène des rues étroites et tortueuses, sans trottoirs et sans arbres formant un labyrinthe oû il est difficile de se repérer. C'est donc le lieu de résidence des anonymes, des"damnés de la terre" pour lesquels reussir veut dire accéder à l'espace du plateau, c'est à dire monter au sens propre comme au figuré.

Entre ces deux espaces se trouve un troisième réduit au rôle de tampon: celui réservé à la communauté juive qui, par ses activités economiques a besoin d'être au plus près de la médina mais par son statut politique a besoin de s'adosser au plateau. Tel était la configuration socio-politique de Bou-Saâda avant l'indépendance.

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